Ce mois-ci, découvrez… La conservation-restauration des objets ethnographiques

Par objets ethnographiques, on entend les objets émanant de civilisations éteintes ou vivantes, dont les coutumes et mœurs sont différents de ceux de la civilisation européenne. Les objets ethnographiques permettent une approche scientifique des civilisations. Ils sont des témoins des pratiques cultuelles, domestiques, communautaires, commerciales, etc. d’autres peuples. Par d’autres aspects, ils sont aussi les témoins laissés par la colonisation européenne et des anciennes grandes expéditions commerciales, missionnaires, ou à vocation scientifique vers des contrées lointaines. Considérés comme exotiques, les objets ethnographiques ont trouvé rapidement leur place dans les cabinets de curiosité.

Parmi les matériaux des objets ethnographiques, on retrouve :
• Des peaux, des cuirs, des bois, etc.
• Des plumes, cheveux, poils, cornes, etc.
• Des textiles, des tissus d’origine animale ou végétale (tapa)
• Des matières dures animales (os, ivoire, etc.)
• Fibres végétales (vannerie, tressage, graines, etc.)
• Etc.

Les artefacts, autrement dit les objets manufacturés, peuvent être constitués d’un ou plusieurs matériaux. Ce sont des objets fragiles mécaniquement et sensibles au climat (température, humidité, lumière, polluants) pour lesquels la conservation préventive tient une place prépondérante, aussi bien pour leur stockage en réserves, leur manipulation que pour des expositions.

Le conservateur-restaurateur d’objets ethnographiques peut tout aussi être spécialisé dans les matériaux organiques, ces deux spécialités ayant de nombreux points communs. Il intervient pour des mesures de conservation préventive, d’autant plus pour des collections anciennes, et aussi pour des mesures de conservation curative (stabilisation) ou restauration lorsqu’un objet est déchiré ou lacunaire, mais toujours de façon minimaliste.

Ce mois-ci, découvrez… La conservation-restauration des objets ethnographiques
Conservation-restauration de plumes de paon. Photo C. Alembik